Elevage ovin au cœur des Pyrénées catalanes

A Eus (66)

Parcours de vie

Véronique s’est tout d’abord dédiée à ses trois enfants pendant près de 25 ans. Elle a ensuite vécu un divorce difficile et a occupé successivement divers emplois. Elle a travaillé, chaque été, comme saisonnière agricole. Cherchant cependant à avoir des revenus réguliers, elle s’est faite embaucher comme employée dans un restaurant, puis dans une boulangerie… Faute d’obtenir un contrat en CDI, Véronique décide à 50 ans de créer son propre emploi, et se tourne vers l’élevage ovin. Elle trouve du foncier et un troupeau de brebis à reprendre.

La première année est jalonnée d’embûches, mais Véronique ne se décourage pas. Elle veut remplir le cahier des charges de la Coopérative Catalane des Eleveurs qui a développé un « label rouge » sur l’agneau catalan « El xaï ». Afin de pouvoir réaliser les investissements que réclame ce label, elle revoit complètement son plan de financement et sollicite différentes structures pour réaliser un « nouveau départ ».

Description du projet

Véronique est une bergère passionnée qui a lancé son activité dans les Pyrénées-Orientales.

Véronique a démarré avec un troupeau de 130 brebis sur un terrain situé à près de 1 000 m d’altitude, en face du sommet enneigé du mont Canigou. Cinq ans plus tard, son troupeau s’est agrandi et compte 230 brebis.

Chaque année, elle vend des agneaux de trois mois lorsqu’ils atteignent le poids demandé: 30 kg pour les agneaux et 26-27kg pour les agnelles. Ils sont nourris au lait de la mère que Véronique complète avec du fourrage et du grain (mélange d’avoine, de blé et de maïs). Elle garde une partie des agnelles pour le renouvellement du troupeau. Quelques vieilles brebis sont vendues à des particuliers ou à l’abattoir comme brebis de réforme.

Pour garder son troupeau, Véronique est accompagnée de ses chiens qui lui apporte une aide précieuse. Elle et ses brebis sont en effet en estives sur le secteur du loup. Elle doit également faire face à des attaque de vautours, buses ou encore de corneilles.

Infos clés

Département

Pyrénées-Orientales

Région

Occitanie

Type de projet

Elevage

Chiffres clés

0
Brebis
0
Chiens

Se lancer quand on est en situation de précarité

Le chemin de Véronique a été marqué par de nombreuses épreuves et elle ne souhaite à personne de vivre ce qu’elle a vécue.

Suite à sa séparation, Véronique s’est retrouvée sans ressources. Elle a été mise dehors et a du vivre plusieurs mois dans une voiture. Elle se lavait dans la rivière qui coule à Prades. Sans formation ni expérience du travail, elle a toutefois réussi à trouver des emplois en contrat court illustrant sa détermination et son adaptabilité.

Son élevage lui permet aujourd’hui de vivre avec son compagnon Robert dans des conditions modestes en faisant le métier qui lui plaît et d’avoir au quotidien la beauté du paysage du territoire dont elle est originaire.

Si on n’aime pas les bêtes, c’est pas la peine de faire ça. C’est des journées sans compter, 24h sur 24. C’est un métier passion !

Déroulement du projet

  • 1. Recherche du foncier

    Obtention

    -d’une convention pluriannuelle de pâturage sur 196 ha de parcours méditerranéens

    -d’une concession domaniale de 216 ha

    -d’une convention SAFER sur une parcelle à proximité du village

  • 2. Recherche du bétail

    Reprise d’un troupeau de 130 brebis.

  • 2. Développement

    Agrandissement progressif du troupeau pour atteindre 230 brebis. Vente des agneaux à la coopérative locale.

  • 3. Investissement complémentaire

    Achat d’un tracteur.

Perspectives

Véronique souhaite agrandir encore son troupeau pour le porter entre 260 et 270 brebis, dont 30 à 40 seraient pleines, afin d’assurer la pérennité de son élevage.